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La riziculture est l’épine dorsale du bassin inférieur du Mékong, nourrissant des millions de personnes et stimulant les économies, mais elle s’accompagne d’une forte consommation d’eau et d’émissions de méthane. Autrefois considérées comme durables, les pratiques traditionnelles sont aujourd’hui confrontées à des pressions climatiques et socio-économiques croissantes.

Pour y remédier, la Commission du Mékong (MRC) a introduit l’irrigation intermittente, une technique révolutionnaire qui réduit la consommation d’eau et les émissions de méthane en alternant irrigation et drainage. Des directives détaillées sur cette méthode, publiées en décembre 2024, tracent une voie pratique vers un avenir plus durable pour les agriculteurs.

Conformément à la stratégie de développement du bassin du Mékong (SDB), les pays membres ont donné la priorité aux projets communs dans leurs plans indicatifs nationaux (PIN) afin de favoriser la coopération transfrontalière. Ces projets rassemblent deux pays ou plus pour relever des défis communs, que chaque nation ne pourrait pas relever efficacement seule.

Deux projets communs clés ont été jugés prioritaires :

  • Le projet conjoint 9C-9T (Cambodge-Thaïlande) se concentre sur les risques communs d’inondation et de sécheresse. Les principaux résultats comprennent une stratégie d’atténuation des risques, un plan directeur, une évaluation des questions de genre et de vulnérabilité, et l’introduction de solutions fondées sur la nature (SFN). Un système d’alerte précoce transfrontalier et une stratégie de mise à l’échelle sont en cours, les prochaines étapes impliquant des évaluations des risques climatiques et une proposition de financement du Fonds vert pour le climat (FVC).
  • Le projet conjoint 3S (Cambodge, Laos, Vietnam) vise à promouvoir une utilisation durable de l’eau dans les bassins du Mékong, de la Sesan et de la Srepok. Parmi les réalisations, on peut citer un diagnostic du bassin, des priorités communes et un atlas. Les travaux se concentrent désormais sur un plan directeur, une structure de gouvernance et une note conceptuelle commune pour le Fonds vert pour le climat.

Ces efforts visent à améliorer la sécurité de l’approvisionnement en eau, la résilience des écosystèmes et la coopération régionale dans un contexte d’intensification des impacts climatiques.

Rédacteur : Commission du Mékong (MRC)