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Après quatre jours de débats, d’échanges techniques et de rencontres institutionnelles, le Sommet Mondial des Bassins 2026 s’est achevé la semaine dernière à Rio de Janeiro sur un message clair : face à l’accélération des impacts du changement climatique et à la nécessité de s’y adapter, de nombreuses solutions stratégiques, techniques et opérationnelles doivent être débattues et partagées, à toutes les échelles, pour garantir la sécurité de l’eau et renforcer la résilience des territoires.
Organisé par le Réseau International des Organismes de Bassin (RIOB) et le Secrétariat d’État à l’Environnement et à la Durabilité de Rio de Janeiro, le Sommet a réuni près de 400 participants issus de 48 pays, parmi lesquels des ministres, représentants gouvernementaux, organismes de bassin, scientifiques, institutions internationales et acteurs de la société civile engagés dans la gestion durable des ressources en eau.
Accueillis au Museu do Amanhã et au Museu de Arte do Rio (MAR), les participants ont débattu des défis majeurs auxquels sont confrontés les bassins dans un contexte d’intensification des sécheresses, des inondations et de la pression sur les ressources en eau.
Des solutions concrètes pour des défis mondiaux
Tout au long du Sommet, les échanges se sont concentrés sur plusieurs enjeux stratégiques : la modernisation des systèmes d’observation et de prévision hydrologiques, l’adaptation des bassins aux événements climatiques extrêmes, le renforcement du dialogue entre villes et bassins, la restauration des écosystèmes aquatiques et l’accélération de la transition vers une économie circulaire de l’eau.
Les discussions ont confirmé le rôle central de la gouvernance par bassin comme outil de coordination entre les différents usages de l’eau, de prévention des risques et d’adaptation aux évolutions climatiques.
Les intervenants ont également souligné la nécessité d’intensifier les coopérations internationales afin de partager les connaissances, mutualiser les expériences et accélérer la mise en œuvre de solutions opérationnelles.

Le Brésil prend la présidence du RIOB
The closing ceremony was also marked by the official handover of the INBO presidency.
La cérémonie de clôture a également été marquée par la passation officielle de la présidence du RIOB.
Au nom de la France, qui assurait depuis 2024 la présidence du réseau, Mme Barbara Pompili, ambassadrice déléguée à l’environnement pour la France, a transmis la présidence au Brésil, représenté par S.E. M. Waldez Góes, ministre de l’Intégration et du Développement régional.
Le Sommet Mondial des Bassins 2026 s’achève ainsi sur une conviction partagée : face à des défis de plus en plus globaux, la solidarité entre bassins, le partage des connaissances et la coopération internationale et transfrontalière demeurent les fondements d’un avenir plus résilient pour l’eau et les territoires.
De Rio de Janeiro 2026, à Windhoek 2028
La cérémonie de clôture a également été marquée par la passation officielle de la présidence du RIOB.
Au nom de la France, qui assurait depuis 2024 la présidence du réseau, Mme Barbara Pompili, ambassadrice déléguée à l’environnement pour la France, a transmis la présidence au Brésil, représenté par S.E. M. Waldez Góes, ministre de l’Intégration et du Développement régional.
Le Sommet Mondial des Bassins 2026 s’achève ainsi sur une conviction partagée : face à des défis de plus en plus globaux, la solidarité entre bassins, le partage des connaissances et la coopération internationale et transfrontalière demeurent les fondements d’un avenir plus résilient pour l’eau et les territoires.
Le projet Peer-to-Peer : une coopération innovante et opérationnelle, entre organismes de bassin
Parmi les initiatives phares présentées à Rio de Janeiro, le projet Peer-to-Peer (P2P) du RIOB a illustré concrètement l’importance des échanges directs entre organismes de bassin.
Soutenu par l’Union européenne et mis en œuvre avec l’appui du Réseau Africain des Organismes de Bassin (RAOB), ce programme favorise les partenariats entre organismes de bassin de différentes régions du monde afin de partager des solutions opérationnelles pour répondre aux défis communs liés à l’eau et au climat.
Les ateliers interactifs organisés lors du Sommet ont permis aux pairs, acteurs du projet de présenter les premiers résultats de l’initiative et de mettre en évidence les bénéfices d’une coopération fondée sur l’apprentissage mutuel. Gestion des sécheresses, prévention des inondations, gouvernance de l’eau, systèmes d’information hydrologique, financement de la gestion intégrée des ressources en eau ou encore Solutions fondées sur la Nature figurent parmi les thématiques abordées.
Le Sommet a également été l’occasion de formaliser deux nouveaux partenariats à travers la signature de protocoles d’accord (MoU). Le premier a été conclu entre l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) et le Secrétariat de la Mekong River Commission (MRCS), deux fleuves emblématiques des enjeux de l’hydro diplomatie et de la gestion transfrontalière de la ressource. Le second a été signé entre l’Autorité binationale autonome du système hydrique du lac Titicaca (ALT) et l’Autorité pour la gestion durable du bassin du lac Atitlán et de son environnement (AMSCLAE), au Guatemala, qui ont placé la donnée et les systèmes d’information, véritables outils d’aide à la décision, au cœur de leur plan d’action commun.
Pour en savoir plus, retrouvez prochainement sur le site web du RIOB le rapport de la conférence ainsi que les interviews vidéo des intervenants et participants !